Le S.O.S des villages Kpondavé et Adjinon-Kondji

Le S.O.S des villages de Kpondavé au Togo et Adjinon-Kondji frontalier.

Nous avons effectué un audit sur les problématiques environnementales au sein du village Kpondavé situé à la frontière du Bénin dans la préfecture des lacs au Togo.

Ce village qui comporte une population d’environ mille personnes et deux cent enfants, se situe sur le bord du fleuve Mono. Le village béninois sur l’autre rive, Adjinon-Kondji subit aussi les incidences liées à l’environnement et à l’enclavement. Ces deux villages ont gardés de bonnes relations car dans le passé, ils n’en faisaient qu’un ; le tracè frontalier actuel épousant le cours du fleuve, les a séparés depuis au point de vue de la nationalité.

Les problématiques sont les suivantes :

• Un manque d’assainissement :

Il est envisagé de faire dans le meilleur délais, des latrines au niveau de l’école primaire pour assainir le lieu et en particulier la cour de récréation. Nous avons vu également l’implantation de quatre autres latrines judicieusement dissimilées dans le village. Les habitants participeront à la construction, ce qui sera profitable envers les jeunes dans le cadre d’un transfert de compétences. Il est a noté également que la pollution actuellement engendrée, retourne par voie de ruissellement, dans le fleuve Mono et particulièrement en saison des pluies.

Un réel problème d’eau potable :

Actuellement, les habitants boivent et cuisinent avec l’eau du fleuve Mono dans lequel ils se baignent, font la lessive et le nettoyage des ustensiles de cuisine. Il n’est pas rare de voir le fleuve Mono charrier, surtout au moment des crues, des cadavres d’animaux voire d’humains (des enfants se noient parfois, en allant chercher l’eau de consommation au milieu du fleuve). Il va de soi que des incidences sur la santé, notamment les maladies hydriques qui désorganisent la vie au sein du village, sont assez courantes et que l’on pourrait y faire baisser le taux de mortalité infantile, taux actuellement au dessus de la moyenne nationale. Il est prévu de sensibiliser les enfants et les habitants aux bonnes pratiques de prévention et de voir les possibilités communes d’amélioration de part et d’autre du fleuve Mono.

Nous envisageons la possibilité d’un forage artésien et nous avons défini un emplacement possible.

L’école primaire :

Il y a un problème lié au niche-ment des chauve-souris dans les faux plafonds, un manque de moyen de matériel pédagogique, un manque d’enseignants (le directeur et un instituteur pour trois classes) ; l’assainissement défaillant comme vu ci dessus, l’assiduité des élèves de part la maladie et la quête à l’eau du Mono ainsi que les difficultés liées au manque d’électricité dans le village.

Les latrines envisagées comporteront un réservoir d’eau et un lavabo. Elles seront prévues en deux blocs de quatre WC (deux pour les filles, deux pour les garçons par bloc) qui fonctionneront alternativement de manière à ce que les deux fosses puissent être assainies pour un usage agricole.

La zone de brousse :

Celle-ci borde les premières habitations du village et sert actuellement en grande partie de « soulagement » aux habitants du village. Il a été décidé au Conseil Du Village, auquel nous avons assisté, de mieux ordonner son espacement dans l’attente de la mise en place des latrines à l’intérieur du village. Nous avons proposé que l’espace récupéré serait confié à la jeunesse, soit pour la création d’une rizière ou soit pour une exploitation d’Eucalyptus par exemple ; Cela permettra une amélioration de l’environnement du village, de grainer et filtrer les eaux stagnantes, de permettre pour les générations futures d’acquérir des savoirs (la transmission des anciens) et d’éviter l’exode des jeunes du village lié au désœuvrement.

Le village est enclavé et n’est pas alimenté en électricité.

L’entrée du village est accessible par un chemin sablonneux de brousse ne permettant pas aux automobiles une circulation aisée. Comme le réseau électrique public n’est pas distribué, le manque d’électricité est une gène au village, ce qui pénalise aussi les études de nos jeunes générations en les isolant des techniques modernes de communication (TIC) et pédagogiques. Il nous paraît évident que la bougie n’est pas l’idéal comme éclairage pour permettre à un écolier d’apprendre ses leçons et faire ses devoirs. L’utilisation de groupes électrogènes devient à la longue ruineuse. La technique des panneaux solaires demande un investissement au départ assez important et un entretien régulier (régulateurs, batteries notamment). On ne peut guère l’envisager au point de vue domestique sur une forte puissance et puis cela est lié à la capacité de la charge des batteries et de la variation de l’ensoleillement, d‘où un rapport de consommation d’énergie et de durée d’utilisation. L’équipement d’une classe de l’école primaire pour permettre aux écoliers de parfaire leur connaissance peut-être envisagé par la suite pour une utilisation limitée à 3 heures par jour et en fonction de la charge des batteries. Il faut en faire l’étude de faisabilité.

Le centre médical du village construit dans les années cinquante par la Croix Rouge locale est dans un état de délabrement. Il y a bien eu des volontaires nigériens qui ont commencé une restauration, mais actuellement abandonnée faute de moyens et de la période de séjour des volontaires. Les trois agents de santé (un infirmier, la sage femme et un aide) font ce qu’ils peuvent, avec le manque de moyens disponibles.

Les deux centres médicaux d’État de la zone qui encadrent le village, sont respectivement à cinq et sept kilomètres par les chemins peu praticables en saison des pluies.
Nous pensons réhabiliter un minimum de trois pièces du centre pour palier la première urgence et qu’il y ait un minimum de confort pour les soins au village …

Ce cri de S.O.S. des habitants et du régent du village de Kpondavé, de part le constat du nombre de décès et de la désorganisation induite par les problématiques ci dessus exprimées, nous l’avons entendu.
Peux-t-on laisser une population dans un état de vulnérabilité qui atteint le
fondement de la vie humaine ?


Certe, l’état togolais apporte des soutiens logistiques qui rentrent dans le cadre des plans d’aide au développement du pays principalement dans les campagnes nationales de prévention programmées, mais n’y apporte pas de moyens d’urgence au niveau des villages enclavés.

Le Togo est l’un des pays pauvre de l ‘Afrique de l’Ouest. Le taux de pauvreté national qui est le pourcentage de la population qui vit sous le seuil de pauvreté national atteint 58,7 %.

Il va de soit que cette action humanitaire est suivie dans le temps pour une prospective durable visant l’amélioration environnementale de la zone , l’autonomie des villageois et leur bien être au quotidien. Cette action prend aussi en compte par des accords collatéraux les besoins vitaux pour l’amélioration de vie au sein des deux villages frontaliers.

Nous lançons donc un appel à contributions.

Renaud JOSEPH
Président-fondateur de la plate-forme de mise en synergie Kekchose Plus Lille France.

E-mails : courriel@kekchose.org et kek1@laposte.net

Site : www.kekchose.org

partenaire affilié :

Nulété Komla KUAGBENU, Président, responsable légal.
ONG ATLP (Association Togolaise de Lutte contre le Paludisme et Bien Être de
s populations) Lomé Togo
reconnue d’utilité publique et dans l’aide au développement du pays.
E-mails :
atlp_lome@yahoo.fr et mathieu.kuagbenu@gmail.com

Site : www.atlplome.fr.gd

 

le centre médical
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une zone de brousse
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le fleuve mono
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une maison traditionelle
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enfants et parents
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Le S.O.S des villages Kpondavé et Adjinon-Kondji
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